RPPS : 100 104 543 45      Emilie Fauvel    Ostéopathe humain et équin    06 73 03 66 12       37, 49, 86 / 59 et 62      RNA 691

Quand derrière ça pousse trop... devant ça tombe !

Dans Les chevaux

Cette vidéo de 40 secondes montre, côte à côte, la locomotion d’un poney de sport de 10 ans avant et après la séance d'ostéopathie équine. Les ralentis et le commentaire permettent de comparer les foulées, même si l’image va vite et qu’il y a deux côtés à observer.

https://youtube.com/shorts/_OG72E5kG5E?feature=share

Avant-après : regarder les antérieurs… et la poussée des postérieurs

Avant la séance, le geste des antérieurs attire particulièrement l’œil : ils se posent très écartés, avec une sorte de zigzag d’un côté à l’autre. Le poney donne alors l’impression de tomber sur ses antérieurs, puis de se rattraper, plutôt que de marcher de façon fluide.

Après la séance, ce mouvement paraît plus organisé. La poussée des postérieurs semble également plus symétrique, même si c’est moins évident à repérer sur la vidéo. C’est pourtant là que j’ai eu le plus de travail : à la palpation, j'ai trouvé une diminution d’amplitude des deux hanches en abduction et en adduction, que j'ai mobilisé largement. J'ai également relevé une restriction en C3 à gauche, au niveau du garrot, ce qui peut découler de sa tendance à porter le poids à droite au niveau de l’encolure et de l’épaule.

 

Une difficulté d’équilibre à replacer dans son contexte

Ce poney sort en concours de CSO, monté par des enfants. Ce qui m’a été rapporté concerne notamment sa gestion de l’énergie : sans aide de son cavalier pour le reprendre, il peut perdre son équilibre. Chez un poney de sport, cela peut se traduire par une prise de vitesse « à plat » et des difficultés à sauter, lorsque l’arrière-main ne suit pas suffisamment l’avant-main.

Ce genre de constat est souvent traduit, en langage coach ou cavalier, par : "il ne se tient pas", "faut le reprendre (fort)", voire "il court sur ses barres"...  Et on travaille ça à grand renfort de gestion de la tension des rênes, exercices pour remettre du poids derrière, ce qui est très bien et très utile !

Mais ici notre exemple montre que cela peut provenir aussi d'une gêne ou d'un blocage fonctionnel articulaire. 
On ne peut bien sûr pas savoir si ce blocage est une cause ou une conséquence, et donc s'il va se représenter, dans combien de temps et pourquoi ? Enfin, si, on pourra supputer des choses au fil du suivi : si ça revient, c'est que la cause est ailleurs.

Et j'ai un scoop : 6 mois plus tard, les hanches allaient très bien, et s'il restait un petit blocage sur l'épaule gauche et la cervicale, la croupe et le bassin fonctionnaient très bien. Et personne ne se plaignait qu'il ne se gérait pas... 
 

 

Observer avant de conclure

Une vidéo ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic. Elle peut toutefois aider à repérer une différence de mouvement et à se poser de bonnes questions : comment le cheval pose-t-il ses membres ? Comment répartit-il son poids ? La poussée de ses postérieurs accompagne-t-elle l’avant-main ?

Dans cette comparaison, le changement le plus facile à voir concerne le geste des antérieurs. La poussée des postérieurs paraît plus symétrique après la séance, mais cette évolution est plus discrète à l’image que le travail réalisé à la palpation ne l’a été.

Le cavalier est le kiné de son cheval ; l’ostéopathe l’accompagne quand le corps a besoin d’un soutien supplémentaire.

Observer la locomotion, écouter les personnes qui côtoient le cheval au quotidien et échanger avec les professionnels qui le suivent : c’est ainsi que l’on construit une compréhension plus complète de ses difficultés.

Cette vidéo est un support pédagogique et ne remplace ni un examen clinique ni un avis vétérinaire.

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